Un peu d'histoire sur le village de Roumare

Ce village est le résultat de la réunion au début du 19ème siècle de deux communes très anciennes : Saint-Thomas-la-Chaussée (Sanctus Thomas de Caceya) et Roumare (Rolmara). La première doit son nom à la voie romaine Rouen-Lillebonne qui la traversait avant de franchir l'Austreberthe aux Vieux. La seconde existait déjà à l'époque de Guillaume le Conquérant puisque le seigneur de Roumare se battit à ses côtés à Hastings en 1066.

En 1337, la terre de Roumare devint la propriété du chapitre de Rouen. Quelques siècles plus tard, les chanoines de la cathédrale firent construire deux manoirs. Au cours de la guerre de Cent ans, des guerres de religions et au début du XVIIème siècle, les habitants eurent à subir les exactions des troupes campées dans les environs et même celles de bandes armées. Durant la Révolution, Saint-Thomas-la-Chaussée et Roumare fournirent leur contingent de conscrits et de martyrs.

A Saint-Thomas-la-Chaussée naquit, en 1740, le botaniste J. Varin qui fut durant trente-deux ans directeur du Jardin des Plantes à Rouen et donna son nom à une variété de lilas.

Le 24 septembre 1814, une ordonnance de Louis XVIII réunit Saint-Thomas-la-Chaussée et Roumare en une seule commune. A la fin du règne de Charles X, certains hameaux éloignés du centre (L'Ouraille, le Pas de l'Ouraille, le Vert-Galant, le Hardi Hal et l'Orme) sont rattachés aux communes de la Vaupalière et d'Hénouville. Les produits de la vente du cimetière, des matériaux et mobiliers de l'ancienne église de la paroisse de Saint-Thomas-la-Chaussée furent partagés entre les trois communes proportionnellement à leur population.

 

Enfin, Roumare connut l'occupation des armées aux cours des dernières guerres.

Dans l'église Notre-Dame de Roumare, le clocher et les travées précédant le chœur sont de style roman, le transept date du 15ème siècle et le retable de bois est de style Louis XIV.